Spécialiste de l'emploi dans
l'hôtellerie, la restauration et les loisirs

 


 

 

 

28/07/2015 - 

Interview de Raymond Beck, Chef Executif, The Residence, Zanzibar -

Raymond vous avez accepté de répondre à ces quelques questions à propos de votre metier de Chef executif et nous sommes heureux de découvrir vos précieux conseils :  

 HTJ :  Qu’est-ce qui vous a amené à devenir Chef Executif ?

 RB : La passion, elle me guide au quotidien. C’est elle qui me pousse à chaque fois vers de nouveaux horizons à la découverte de produits locaux, d’épices, de traditions culinaires. Cela me permet d’avoir une cuisine toujours en mouvement et ouverte sur le monde en y alliant notre savoir-faire français. Les bases de la cuisine française sont telles qu’elles peuvent s’adapter à toutes les autres.
Le plaisir donné à mes clients : je  leur raconte à travers les plats mes aventures gourmandes pour que cela devienne pour eux une découverte et une expérience qu’ils garderont comme un souvenir de vacances.
  

HTJ :  Comment devient-on  Chef Executif ?

 RB : En travaillant avec différents groupes hôteliers.

En apprenant les systèmes de management de ces compagnies et en démontrant que c’est cette voie que vous voulez suivre. 
 
En apportant votre savoir-faire culinaire et en le mettant au service des autres  en l’adaptant  à tous moments.
 
En faisant preuve d’ouverture d’esprit, en voulant aller vers l’autre et surtout en travaillant en équipe car dans l’hôtellerie internationale c'est primordial si l’on veut faire son chemin.
  

HTJ :  Quelles sont les missions clés de votre fonction de Chef Executif ?

RB : - bien gérer les cuisines de l’hôtel en respectant les différents  budgets.
-      proposer une cuisine de qualité, créative et innovante dans les différents restaurants en respectant les traditions culinaires du pays.
-      former les différentes équipes aux nouvelles techni
ques et au respect des normes d’hygiène.
-      
savoir mettre en place un nouveau restaurant ou un nouveau concept.
 

 HTJ : Qu’est-ce qui vous semble le plus difficile dans votre activité ?

RB : Ce qui me semble le plus difficile c’est de savoir se remettre en question dans chaque nouveau pays avec des cultures et traditions différentes, pas toujours facile, il faut savoir s’adapter.
De toujours trouver les meilleurs produits.
De trouver des fournisseurs qui respectent les produits, la nature et qui soient à mon écoute.
De former les personnes à ce métier dans des pays où les écoles hôtelières ou cultures culinaires comme la nôtre n’existent pas.

  

HTJ : Qu’avez-vous retiré de vos années d’expérience  ?

 RB : Chaque expérience est enrichissante, valorisante, il faut savoir apprendre que ce soit dans le positif comme le négatif, car au fil du temps ces expériences vous permettront de vous adapter aux différentes situations et de grandir avec.
  

HTJ :  Quelles sont les missions dont vous êtes fier ?

 RB : La formation sans aucune hésitation.

-      Voir  la réussite d’un membre de mon équipe : comme un de mes cuisiniers qui a participé à la Finale Mexicaine du Bocuse d’Or et à remporté le Prix du meilleur poisson, quand j’étais le Chef Exécutif du Fouquet’s de Paris à Mexico City.
 
Ou  voir mon Chef Pâtissier revenir avec le titre de Vice Champion des Caraïbes en pâtisserie et Champion des Caraïbes avec l’équipe de Trinidad et Tobago. J’ai partagé ces moments forts avec eux comme un entraîneur en sport qui voit son équipe gagner le trophée, du coup  leur réussite est aussi la mienne , je me dis que le temps passé à les former a été bien utile et que cela en valait la peine.
 
-      Sensibiliser les fournisseurs au respect des produits et à la nature. Un jour, j’ai invité mes fournisseurs et j'ai demandé à chacun de m'apporter son produit préféré. J’en ai fait un menu, puis nous avons partagé le repas ensemble. L’impact a été immediat quand ils ont vu leurs produits 
et comment ils étaient travaillés, dans leur assiette, ils ont pris conscience que nous avions besoin de leurs meilleurs produits pour pouvoir à notre tour, les mettre en valeur et promouvoir  leur savoir-faire en respectant les produits et leurs environnements.

 

 HTJ :  Que conseilleriez-vous à un jeune qui souhaite devenir Chef Executif ?

RB : De bien faire ses gammes en France, auprès de Chefs étoilés ou Maîtres Cuisiniers de France sans cela c’est difficile, car les demandes sont très grandes.

Ensuite rejoindre un grand groupe hôtelier, où il apprendra tous les domaines de gestion et de management en hôtellerie.
Puis partir avec ce groupe hôtellier à l’étranger, s’expatrier et découvrir les autres cultures tout en sachant que ce n’est jamais facile, qu’il faut s’adapter, se remettre en question tout le temps.
S’expatrier demande des concessions qu’il faut savoir accepter, comme être loin de sa famille et de ses amis, s’adapter à un nouveau mode de vie, beaucoup n’y arrivent pas, car ce n’est pas facile tous les jours. Il faut en être conscient et être prêt pour cela. 

HTJ :  Un dernier conseil  ?

 RB : Je conseille à un jeune de partager ses expériences avec les autres, car partager et transmettre aux autres est la clé de nos succès.

De me rejoindre sur Linked In, dans mon groupe de Chefs Français Expatriés, où nous sommes environ 700 Chefs de toutes les professions de la bouche à être réunis.

De travailler dans un grand groupe hôtelier et de vivre des moments forts et inoubliables comme j’en ai eu, en rencontrant des Chefs d’Etat comme Jimmy Carter, Gorbachev, Jacques Chirac et plein d’autres dans ma carrière.
 

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