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loi Macron10/03/2015 - 

 Loi Macron, quel impact sur le tourisme ?

C’est l’assouplissement de la législation sur le travail du dimanche, favorisant l'ouverture des commerces et l'animation des quartiers qui va principalement intéresser les hôteliers . En effet la France est un des seuls pays où le travail dominical est interdit. Or  il existe dans les grandes villes un « tourisme du shoping » qui est  un des motifs d’attraction non négligeable pour les touristes étrangers,  sur lequel  ces mesures devraient avoir un impact direct . L'ouverture des boutiques le dimanche devrait mieux satisfaire ces visiteurs étrangers et les faire séjourner plus longtemps dans nos grandes villes.

Qu’est-ce qui va changer  avec la loi Macron ?

Des exceptions au repos dominical seront autorisées dans 3 zones en particulier, crées pour le besoin :

1-      Les zones touristiques internationales (ZTI) : définies par les ministères  du travail, du tourisme et du commerce. Ces zones sont pour l’essentiel,  à Paris sur les champs Elysées, l’avenue Montaigne, la Place Vendôme, une partie de la rue Saint Honoré, une partie du quartier St Germain, le Boulevard Haussmann, ainsi que des quartiers de Nice, Cannes et Deauville.  
Dans ces zones touristiques internationales : Le travail tous les dimanches et les soirs jusqu’à minuit sera autorisé.

2-      Dans les zones touristiques de grande affluence et les zones commerciales à haut potentiel  ainsi que dans 12 grandes gares (les 6 gares parisiennes + Lyon part Dieu, Nice, Bordeaux, Avignon, Marseille et Montpellier)  le travail sera autorisé tous les dimanches
Ces zones touristiques et commerciales seront délimitées par le préfet de région.

3-      Les maires pourront autoriser l’ouverture des commerces jusqu’à 5 dimanches par an et  l’intercommunalité de 6 à 12 dimanches par an, dans leurs communes.
 
La possibilité de faire du shoping le dimanche devrait amener les touristes à allonger la durée de leur séjour dans les grandes villes concernées. Les mesures préconisées ont donc été bien accueillies par les professionnels du tourisme, toutefois d’après un sondage effectué par Hospitality ON via Olakala, 76 % des hôteliers sondés, estiment qu'elles sont encore insuffisantes.