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Les News de septembre 18 :

Pénurie de main-d’œuvre dans l’hôtellerie-restauration

Aujourd’hui, il y a 100 000 postes à pourvoir dans l’hôtellerie-restauration, dont la moitié en CDI et l’autre moitié en CDD/saisonniers, et le secteur peine à recruter.

Plusieurs établissements se voient même obligés de fermer leur porte, comme à Caen et à Castelnaudary où faute de main d’œuvre, « La table d’Auberons » a mis la clé sous la porte. Quand l’établissement ne ferme pas, son propriétaire, comme Gérard Lesdainois à Quettehou dans la manche, travaille pour deux en cuisine et finit la saison épuisé, ou ferme l’établissement plusieurs jours par semaine.  

Depuis une dizaine d’années les métiers de l’hôtellerie-restauration connaissent une crise de vocation : des postes tels que serveur, aides, apprentis, chef de rang, chef de partie sont pénuriques.
Les conditions de travail se sont pourtant améliorées : 35 heures avec 4 heures supplémentaires payées, mais l’image de la profession souvent qualifiée de difficile, avec des horaires peu conciliables avec une vie de famille et des rémunérations peu attractives, expliquent ce manque d’engouement.  

Alors quand on ne forme que 40 à 50 000 jeunes par an pour 120 à 150 000 postes à pourvoir, la profession pense à la manne que représente les migrants demandeurs d’asile : une partie des 258 000 personnes, susceptibles d’obtenir un permis de travail en toute légalité et qui sont prises en charge par l’OFPRA (office français de protection des apatrides) pourraient être formées pour travailler dans la restauration et l’hôtellerie.

Des initiatives en ce sens voient le jour : certaines associations proposent de former les demandeurs d’asile aux spécificités des métiers de la restauration, tant linguistiques que comportementales.  
Hope est un programme mis en place par l’AFPA et les ministères du travail et de l’intérieur, pour accompagner les réfugiés dans leur insertion professionnelle.
Les professionnels de l’hôtellerie-restauration seraient prêts à prendre en charge la formation des migrants, une fois la barrière de la langue franchie.

Toutefois des progrès restent à faire : les délais d’autorisation de travailler pour un demandeur d’asile sont encore trop longs, même s’ils sont passés de 9 mois à 6 mois et seuls 50 % des migrants ont accès à une formation linguistique, elle-même souvent insuffisante pour des métiers en contact de la clientèle qu’est le service en salle.

 

Boom de l’économie collaborative dans l’organisation des vacances

Bien sûr ce sont les jeunes (44 % des 18-34 ans) qui sont les grands utilisateurs de plateformes telles que BlaBlaCar ou Airbnb, mais aujourd’hui 1/3 des français ont recours à leurs services pour préparer leurs vacances.
Ce sont principalement pour l’hébergement et les transports que les internautes utilisent ces plateformes.

6 millions de voyageurs ont réservé des logements sur Airbnb entre le 1er juin et 31 août, en France et 60 millions au total pour les 191 pays dans lesquels le géant américain est implanté.
En dehors des grandes villes : Paris, Nice, Marseille …, la tendance actuelle se tourne de plus en plus vers des destinations rurales pour un tourisme de terroir.  Plus d’un million d’hôtes, à la recherche d’une expérience humaine et conviviale, ont réservé des logements dans des petits villages en France.

En France, deuxième pays après les USA en termes de logements disponibles sur la plateforme, des services ont été mis en place afin de développer l’offre, comme les « expériences Airbnb » permettant aux hôtes d’enrichir leur séjour avec la découverte de lieux pittoresques.

De son côté, le covoiturage pour les vacances a la cote : +40 %, c’est la hausse d’activité constatée en moyenne par BlaBlaCar lors des vacances estivales. Le covoiturage est en effet une solution de déplacement économique, pour les conducteurs comme pour les passagers. 30% des Français ont covoituré au cours des 12 derniers mois.
 

Un petit nouveau boutique-hôtel à Paris : l’hôtel Fauchon

Dans les principales métropoles européennes, le concept de boutique-hôtel, réinvente la formule de l'hôtel de charme. Ce sont généralement des petits bâtiments, à taille humaine, situés dans des quartiers emblématiques, dynamiques et branchés, qui sont rénovés, afin d’apporter à une clientèle aimant le luxe mais pas ostentatoire, une atmosphère raffinée et un sentiment d’intimité dans un cadre personnalisé.

L'émergence des boutique-hôtels répond aux attentes de voyageurs qui ne veulent plus des chambres standardisées dans des endroits aussi gigantesques qu'impersonnels.
A Paris, des établissements comme le Buddha bar, le Costes, la Réserve … sont devenus les adresses préférées des stars.

Dernier né à Paris, l’hôtel Fauchon, a ouvert le 1er septembre, place de la Madeleine. 5 étoiles de la collection « The Leading of the world » il offre 54 chambres dont 17 suites, dans un décor design et contemporain. Gourmandise, services privés, lieux inédits, visites exclusives, l’Hôtel Fauchon ne sait pas quoi faire pour rendre le séjour de ses hôtes inoubliable !

 

Les festivals : une bonne façon d’attirer les jeunes touristes

Les festivals sont l’occasion de rassembler des touristes de toutes nationalités, dans une ambiance festive au cours de rencontres culturelles  et authentiques.

Les professionnels du tourisme ne s’y trompent pas et proposent des packages comprenant le transport, l’hébergement et l’entrée aux concerts.
Il existe des sites comme francefestivals, festicket, le routard, topideo, frenchdistrict .. qui listent les meilleurs festivals, certains permettent aux internautes  de réserver en ligne.

En Espagne, l’union des agences de voyage estime que 18% des visiteurs viennent pour assister à un évènement culturel ou sportif. C’est pour les jeunes touristes l’occasion ensuite de découvrir une ville.

94 % du public a moins de 34 ans, et vient chercher une expérience unique, aux Etats-Unis 32 millions de personnes ont assisté à un festival de musique cette année, Le festival Sziget à Budapest a attiré 565 000 festivaliers. Et tous ces festivaliers sont prêts à casser leur tirelire !
 

 
 

Ecrit le 12/09/2018