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Le "Contrat de mobilités" imaginé par l'UMIH

contrat de mobilités
Un nouveau CDI  pour l'hôtellerie-restauration ?

La date limite des négociations sur l’assurance chômage approche et l’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), principal syndicat de l’hôtellerie-restauration,  inquiet des conséquences que pourrait avoir sur la branche, le fameux « bonus-malus » sur les contrats courts, réfléchit à une solution.
 
En effet beaucoup d’emplois dans le domaine de l’hôtellerie-restauration sont saisonniers ou ponctuels car les employeurs ont besoin de pouvoir recourir à des CDD pour faire face à la périodicité de leur activité.
En 10 ans les CDD dans cette branche sont passés de 1,5 millions à 3,8 millions.


Le Contrat de mobilités

L’UMIH réfléchit donc à un contrat de « mobilités »,  sous forme d’un contrat à durée indéterminée (CDI),  qui assurerait une sécurité à l’employé et permettrait aux employeurs de garder la souplesse nécessaire à leur activité.

Une plateforme agréée par la branche permettrait la gestion de ces contrats de « mobilités » . Elle serait l’intermédiaire entre employeurs (qui participeraient aux frais de fonctionnement de la plateforme) et salariés,  dont les différentes missions pour différents établissements seraient regroupées au sein de cette plateforme.
Une durée maximale serait fixée pour chaque mission.

L’indemnisation du salarié entre deux contrats serait égale à celle qu’il perçoit actuellement, et proviendrait d’une part d’une cotisation de l’employeur à l’assurance chômage (4,05% du salaire brut) et d’autre part d’une contribution « sécurisation » déposée par l’employeur, sur un compte en euros,  dont le salarié pourrait bénéficier entre deux missions.

L’employeur prendrait donc à sa charge une partie du surcoût généré par le recours aux contrats courts.
Cette sur-cotisation permettant, outre la flexibilité de la main d’œuvre, la simplicité administrative et la sécurité juridique des contrats de mobilités.

Le salarié qui enchaîne les CDD serait sécurisé et encouragé à multiplier les missions pour augmenter son allocation.

Cette proposition pourrait être proposée au Medef et devra, en tout état de cause,  pour être validée,  faire l’objet d’un accord de branche entre les partenaires sociaux.


 

Ecrit le 11/02/2019