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Les nouvelles de décembre :

Grèves : les professionnels du tourisme sont très inquiets :

Depuis jeudi entre grèves et manifestations certains sites hautement touristiques ferment : La Tour Eiffel et le musée d'Orsay n'ont pas ouvert jeudi 5 décembre en raison de pénuries de personnel, tandis que le Louvre, le Centre Pompidou et d'autres musées ont déclaré que certaines de leurs expositions ne seraient pas disponibles, par conséquent, à Paris, les touristes annulent leur venue et les réservations d'hôtels ont chuté d’au moins 30 %.

Côté restauration,  la baisse atteint 40 à 50 %, et le phénomène s'accentue ." Le premier week-end de décembre a été catastrophique à Paris, les restaurants, les brasseries... même la restauration rapide, tout le monde était touché, avec jusqu'à 50% de perte de chiffre d'affaires», a affirmé lundi à l'AFP le porte-parole du GNI-Synhorcat (le groupement patronal des indépendants hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs).

A Lyon, où la fête des lumières attire normalement les touristes,  l’hôtellerie a constaté une baisse de 20 % de son chiffre d'affaires,  d'après les premiers chiffres de l'UMIH (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie). Selon Laurent Duc, le président de l'UMIH, le taux de remplissage des hôtels a connu une baisse de -30 % le jeudi soir, de -15 % le vendredi, d’entre -5 % et -10 % le samedi et de -50 % le dimanche.

A Strasbourg où se tient le célèbre marché de Noël,  la baisse du nombre de visiteurs due à la grève dans les transports débutée le 5 décembre,  a un impact sur les réservations de chambres d’hôtel. "Depuis mercredi 4 décembre, on a enregistré des annulations importantes de clients qui avaient prévu de venir en train. Ils continuent d'annuler jusqu'au 10 décembre", détaille Pierre Siegel, président de la délégation hôtelière du Bas-Rhin.

Il ne faudrait pas que cette situation se prolonge, car après les manifestations des gilets jaunes, ces grèves viennent un peu plus fragiliser un secteur déjà très perturbé.
 

Etude sur l’emploi saisonnier en France :

Le travail saisonnier se caractérise par des missions amenées à se répéter chaque année à la même période, cette périodicité permet à un employeur d’employer temporairement du personnel pour « une saison »

Entre avril 2018 et mars 2019, selon une étude de la  DARES (La Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques ) 1.050.000 personnes ont signé au moins un contrat saisonnier en France (hors Mayotte).

Selon cette étude :
En dehors de l’agriculture qui représente 33 % de ces contrats saisonniers, le secteur de l’hôtellerie-restauration et du tourisme représente plus de 50 % de ces contrats.
200.000 personnes dans la restauration, 180.000 dans l’hébergement (hôtels et campings) et 140.000 dans le divertissement (parcs à thème, remontées mécaniques, etc.) principalement dans les zones touristiques (bords de mer, montagne, Ile de France)
La durée moyenne de ces contrats est de 84 jours dans l’hébergement ,  de 80 jours dans la restauration, et de 61 jours dans les divertissements et les loisirs.

En moyenne un saisonnier a 1,7 contrats de ce type par an (1,4 dans la restauration, 2,1 dans le divertissement)
Les saisonniers cumulent souvent un emploi saisonner avec un emploi salarié dans le secteur privé (dans 55 % des cas).

Dans 20 % des cas les saisonniers ont cumulé une activité saisonnière de 89 jours en moyenne et une activité non-saisonnière de 24 jours en moyenne entre avril 2018 et mars 2019, soit l’équivalent de 113 jours de travail par an au total.

Et dans 25 % des cas, le temps travaillé en tant que salarié du privé (291 jours en moyenne) est nettement supérieur à celui travaillé en tant que saisonnier (70 jours en moyenne) . Soit un total de 361 jours de travail par an .

Toutefois 45 % de l’ensemble des saisonniers n’a effectué qu’un travail saisonnier d’une durée moyenne de 110 jours par an.
 
Ecrit le 9/12/2019