INFO.TPL

Hôtellerie-Restauration, quelles perspectives ?

En France la période estivale a connu une croissance de +10% par rapport à l’été 2020. La reprise était enfin là ! malgré l’instauration du pass sanitaire, avec  toutefois des disparités géographiques, les destinations touristiques ont tiré leur épingle du jeu (Aix-en-Provence, Saint-Tropez, Nice, Corse, Alpes…).

Toutefois, selon le baromètre de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT),  le tourisme mondial ne devrait pas retrouver son niveau de 2019 avant 2024,
Ces projections s'expliquent peut-être par le lent redressement du trafic touristique mondial. En 2021, le nombre d'arrivées de touristes internationaux a certes progressé de 4% par rapport à 2020 (pire année) - Mais il demeure inférieur de 72% à son niveau de 2019.
En 2021, l'Europe et l'Amérique ont vu respectivement l’arrivée de touristes internationaux progresser de  +19% et +17% comparés à 2020.

 l'OMT parie pour 2022 sur un rebond de 30% à 78% des arrivées de touristes - qui resteraient 50% à 63 % en dessous des niveaux pré-pandémie .

Aujourd’hui, en France les dernières mesures gouvernementale nous annoncent une levée des restrictions liées à la crise Covid-19 en deux temps : À compter du 2 février, tous les équipements sportifs et culturels ne seront plus soumis aux jauges. Le télétravail ne sera plus obligatoire mais sera recommandé. Le port du masque ne sera plus exigé en extérieur. Et dès le 16 février, la consommation dans les stades, les cinémas et les transports sera à nouveau autorisée, tout comme la consommation debout dans les bars. C’est également à cette date que les discothèques pourront rouvrir.

La mise en place du pass vaccinal ne va pas changer grand-chose par rapport au contrôle du pass sanitaire, pour les restaurateurs.

Le Premier ministre a annoncé  le 18 janvier un soutien renforcé pendant deux mois pour les entreprises de moins de 250 salariés des secteurs de l’hôtellerie, la restauration, des traiteurs, de l’événementiel et des agences de voyages, affectées par les restrictions liées à la crise sanitaire.
« En décembre et janvier », ces entreprises de moins de 250 salariés perdant au moins 30 % de leur chiffre d’affaires en raison des restrictions prises fin 2021 auront droit à une « aide exceptionnelle au paiement des cotisations salariales », d’un montant égal à 20 % de leur masse salariale,
Quant aux entreprises de moins de 250 salariés des mêmes secteurs qui perdront plus de 65 % de leur chiffre d’affaires, elles recevront, en décembre et janvier, cette même aide au paiement des cotisations salariales de 20 %, mais elles « seront également exonérées de charges patronales », a annoncé le Premier ministre.

Enfin une nouvelle attendue depuis longtemps : Mardi 18 janvier, la CFDT, principal syndicat du secteur, a signé un accord avec les représentants du patronat visant à acter une hausse des salaires, afin de remédier au manque d'attractivité du secteur.
 
Les rémunérations augmenteraient ainsi en moyenne de 16,33%. Concernant le Smic hôtelier, le patronat propose de l'établir 5% au-dessus du Smic. Le taux horaire brut serait ainsi de 11,01 euros. La nouvelle grille a  été validée par l'ensemble des représentants patronaux puis par des syndicats salariés.

Ces nouveaux tarifs entreront en vigueur prochainement, une fois que la procédure sera finalisée.  L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih), principale organisation patronale du secteur, espère une entrée en application d'ici le 1er avril, si le ministère du Travail accélère la procédure d'extension qu'il doit finaliser.

D’autres discussions devraient par ailleurs se tenir qui porteront sur les conditions de travail des salariés de l’hôtellerie-restauration, avec notamment la question de la majoration des heures supplémentaires et du planning quotidien des salariés.
 

Ecrit le 27/01/2022