INFO.TPL

Les nouvelles de l'été 2019 :

L’Ecotaxe sur les billets d’avion suscite la colère des professionnels du tourisme :

Les Gilets jaunes l'avaient réclamée au nom de l'équité fiscale, le gouvernement a annoncé qu’il allait mettre en place dès 2020 une écotaxe de 1,50 à 18 euros sur les vols au départ de la France et réduire l’avantage fiscal accordé aux transporteurs routiers sur le gazole. Cette taxe concernera tous les vols au départ de la France, sauf vers la Corse et l’Outre-Mer et sauf les vols en correspondance.

Cette mesure, annoncée ce mardi lors du deuxième Conseil de défense écologique présidé par Emmanuel Macron, s'appliquera à toutes les compagnies afin que la France ne soit pas désavantagée. 
Cette taxe devrait rapporter 182 millions d'euros par an à partir de 2020 qui seront consacrés à des investissements pour des infrastructures de transports, notamment le ferroviaire.

Les réactions ne se sont pas fait attendre : la Fnam (Fédération nationale de l'aviation marchande) qui regroupe 95 % des compagnies installées en France, se demande si « le gouvernent veut la mort du transport aérien français avec toujours plus de taxes »

Air-France de son côté considère que cette nouvelle taxe pénaliserait fortement sa compétitivité, alors qu’elle a besoin de renforcer ses capacités d’investissement pour accélérer la réduction de son empreinte environnementale, notamment dans le cadre du renouvellement de sa flotte.

Enfin l’Union des aéroports français pense que cette écotaxe nuira principalement à la connectivité aérienne de la France alors que la France n’est déjà qu’en 4ème position derrière l’Espagne, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Or, 10% de connectivité supplémentaire, c’est 0,5% de PIB en plus.
 

La coupe du Monde de Foot féminin et les retombées touristiques pour la France :

Le 1er succès de cette coupe du monde féminine se constate dans les stades bien remplis :  plus de 1,16 million de billets ont été écoulés sur un total de 1,3 million. Le taux de remplissage moyen des enceintes avoisine les 75 %.

En second lieu ce Mondial a stimulé l'activité touristique, notamment dans l’hôtellerie, le taux d'occupation moyen des hôtels avoisine voire dépasse les 90 % dans les villes-hôtes les soirs de match, soit une hausse de 15 points par rapport au niveau de 2018, selon MKG qui confirme aussi l'afflux des Américains avec un taux record de 96,7 % là où est passée leur équipe.

A Lyon qui a reçu pour les ½ finales et la finale, 180 000 billets ont été vendus, ce qui a permis aux hôtels, cafés et restaurants de la ville de faire le plein de supporters venus pour l’évènement et aux commerçants de voir leur CA augmenter de 23 % par rapport à juillet 2018.
Les supporters ont profité de leur venue « pour faire du tourisme ». La cathédrale de Reims a comptabilisé 30 % de visiteurs en plus, le Beaujolais a reçu la visite de beaucoup de supporters étrangers.

 A Nice, où se sont disputés six matchs, le maire, Christian Estrosi, indique que « les retombées économiques seraient évaluées à 45 millions », sur la base d'une dépense moyenne par visiteur étranger et par jour de 215 euros.

Quant à Valenciennes, qui a accueilli six rencontres, la ville a quasiment rempli son stade à chaque match et a attiré des touristes en grand nombre. Les supporteurs néerlandais étaient par exemple 15.000 pour le match contre le Cameroun.

En termes de retombées dans les territoires, cette coupe du monde a donc été l’occasion pour des villes de moyenne importance de construire de nouveaux stades (6 sur les 9 stades de la compétition), de les remplir et d’attirer des touristes dans leurs boutiques, leurs hôtels, leurs restaurants !

Enfin les retombées en termes d’audience télé sont spectaculaires : les deux matches des Bleues ont réuni chacun plus de 10 millions de téléspectateurs, soit un niveau équivalent à celui de l'équipe masculine l'an passé, dont certains matches de poule avaient réuni de 8 à 10 millions de personnes devant leur écran.
 

2019, un été qui se présente bien pour le tourisme :

Après les mouvements sociaux de l’hiver et du printemps/été, l’été 2019 s’annonce bien, selon Didier Arino, directeur de l’agence pro-tourisme – selon les prévisions : 31 millions de français partiront en vacances (1 millions de plus que l’an passé) dont beaucoup ont choisi le France (80 %) avec une progression pour la façade atlantique et la montagne. Les régions les plus visitées étant la Côte d’Azur, l’Occitanie (21%),  la Bretagne et l’Aquitaine.

Deux facteurs favorisent ce choix de rester en France : le beau temps de ces derniers mois et les considérations environnementales qui sont très importantes pour la population des moins de 30 ans. Les répercussions environnementales liées à l’avion réduisent le souhait de partir à l’étranger.

 Le budget est également en hausse. Les familles séjournant en hébergement payant, qui ont choisi de rester en France consacreront un budget moyen de 1850 euros tandis que celles partant à l’étranger consacrent   2800 euros en moyenne à leurs vacances.

Toutefois, ombre au tableau pour les professionnels du tourisme (hôtels, restaurants, campings …) la montée en puissance des plateformes de locations entre particuliers qui,  à fin 2019,  généreront plus de nuitées que l’ensemble de l’hôtellerie française (+/- 7 milliards d’euros)
 

Ecrit le 10/07/2019