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Brèves d'Octobre :

Brexit, quelles conséquences pour les touristes français ?

En 2018, 3,69 millions de français ont effectué un voyage outre-Manche.
Outre les possibles perturbations à prévoir dans les transports -au moins à court terme- en cas de no deal (perturbation dues au renforcement des contrôles douaniers), les désagréments pour les touristes français et européens devraient rester minimes.

 Ils pourraient même tirer un avantage du Brexit : car la monnaie britannique a en effet perdu 15% de sa valeur depuis le référendum de 2016. Résultat, la destination "Royaume-Uni" est devenue plus accessible.
A contrario, pour les touristes britanniques, la destination France sera plus coûteuse et nous risquons de voir moins de touristes britanniques en France l’été prochain.

Quels documents seront nécessaires pour se rendre au Royaume-Uni ?

À compter de la date du retrait du Royaume-Uni, deux scénarios sont possibles :
Sortie avec accord (Accord + ratification des parlements UK + UE)
Dans ce cas, et jusqu’au 31 décembre 2020, les conditions seront les mêmes qu’actuellement : le voyageur devra être muni d’un passeport ou d’une carte nationale d’identité en cours de validité. Aucun visa ne sera nécessaire.

Sortie sans accord (Pas d'accord ou pas toutes les ratifications)
Dans ce cas, le gouvernement britannique a annoncé que les cartes nationales d’identité délivrées par les États membres de l’Union européenne à leurs ressortissants resteront valables jusqu’au 31 décembre 2020 inclus pour voyager au Royaume-Uni.
À partir du 1er janvier 2021, il est possible que les voyageurs doivent être munis d’un passeport. Le gouvernement britannique a fait part de son intention de ne pas soumettre les ressortissants européens à l’obligation de visa pour les courts séjours (moins de 3 mois).

Une fois sur place, et en cas de non-deal, les touristes européens auront quelques mauvaises surprises :  le rétablissement des frais d’itinérance (actuellement chaque citoyen européen en voyage dans l’UE peut utiliser gratuitement le réseau d’un opérateur de téléphonie mobile étranger. )
Même chose pour l’usage des cartes de paiement, qui devrait entraîner des frais supplémentaires.
 

Thomas Cook, la faillite du plus ancien tour opérateur au monde.

Le 23 septembre 2019, on nous annonçait la faillite de Thomas Cook, tour-opérateur propriétaire entre-autres des compagnies aériennes Thomas Cook Airlines en Grande Bretagne ou Condor en Allemagne. Le plus ancien voyagiste de la planète, créé en 1841, était implanté dans 16 pays et employait 21 000 salariés.

 Cette faillite a affecté quelques 600.000 clients, toutes les réservations de vols ou de séjours étant annulées et a déclenché le rapatriement sans précédent de ses quelques 600.000 clients en vacances dans le monde.
Au Royaume-Uni, l’annonce de la faillite a été brutale et les 9 000 employés de Thomas Cook se retrouvent pour la plupart sans emploi. Le syndicat Unité a déploré la décision du gouvernement de ne pas intervenir, faisant valoir que « d’autres gouvernements en Europe ont fait le bon choix et que ces filiales continuent de voler »
Le gouvernement britannique n’a pas souhaité apporter son aide et le Premier ministre Boris Johnson a indiqué qu’il ne souhaitait pas prendre le « risque moral » d’un tel soutien si une autre compagnie britannique venait à faire faillite prochainement.

En France, Thomas Cook s’est déclarée en cessation de paiement dès la fin septembre ; elle employait 780 collaborateurs, disposait de 172 agences de voyages en propre et réalisait un chiffre d’affaires de 425 millions d’euros. En Allemagne, Condor a été sauvée de la faillite par un prêt-relais d’urgence du gouvernement, la filiale scandinave du voyagiste poursuivant également ses opérations.
Le tribunal de commerce de Nanterre a ouvert une procédure collective de redressement judiciaire pour Thomas Cook France. L’objectif est d’assurer la continuité de l’activité en France et d’avancer vers une solution de reprise. La date limite de dépôt des offres de reprise est fixée au 22 octobre au soir et la prochaine date d’audience au tribunal de commerce de Nanterre est fixée au 5 novembre. Il semble qu’il y ait déjà des repreneurs qui se sont manifestés.

Toutefois la situation ne semble pas trop affecter les hôteliers français, car 60 % de leurs réservations se font en direct, et les 40% restants se partagent entre différents voyagistes et internet. Thomas Cook, ne représente donc qu’une petite partie du gâteau.

En Espagne  500 hôtels pourraient être obligés de fermer et la situation pourrait empirer si le gouvernement ne prend pas des mesures. En effet, de nombreux établissements ont plus de 30 % de leur clientèle qui voyage avec Thomas Cook. Sur les 500 hôtels menacés, une centaine en est même dépendante à 100 %.
 
Ecrit le 9/10/2019