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Peut-on parler de sur-tourisme en France ?

Un constat :

Si l’on en croit Christian Matei, Directeur d’Atout France : « si rien n’est fait dans 5 ans, il faudra réguler les flux d’arrivées des primo-visiteurs étrangers en France », en effet des villes comme Paris, Versailles, Le Mont Saint Michel, Etretat ..commencent à saturer.

La France est la 1ère destination touristique au monde : 87 millions de visiteurs étrangers sont venus en France l’an dernier. Et l’objectif d’accueillir 100 millions de visiteurs en 2020 n’a pas changé !
L’enjeu est évidement de taille : le tourisme représente plus de 7 % du PNB.
Paris a accueilli 50 millions de visiteurs en 2018, soit 7 % de la population totale de la capitale.
Et Même une petite ville comme Etretat (1300 habitants) a accueilli 1 millions de visiteurs

Cet afflux de touristes vient dénaturer certaines villes ou lieux touristiques, dont les habitations sont retirées du marché pour devenir des logements pour touristes. Selon l’INSEE le taux de résidences secondaires de certaines communes se situe entre 80 et 90 %, c’est le cas sur le littoral breton, au Mont Saint Michel, aux Baux de Provence et à Etretat c’est 50 % .
Résultat : les prix de l’immobilier grimpent, les villes se désertifient, les commerces de proximité et les écoles ferment. Il devient difficile de trouver de la main d’œuvre dans les hôtels et restaurants car le prix de l’immobilier étant trop important, le personnel de peut pas se loger sur place.
Dans les plus grandes villes comme Bordeaux ou Paris, les habitants partent en périphérie des villes où l’on se loge mieux, où on trouve des commerces …

Des solutions :

Alors comment faire, pour que la « gronde anti-touristes » que l’on voit éclore un peu partout en Europe : à San Sebastian, à Amsterdam, à Barcelone, à Venise où les habitants se mobilisent pour protester contre les hordes de touristes, ne gagne pas les français ?

 Comment satisfaire les visiteurs et protéger les sites et les monuments ?

- réglementer les sites du type « AirBnB » ? en limitant le nombre de jours de location possibles à 120 jours / an ?
- proposer des activités en-dehors des centres touristiques ?
- proposer des visites plus insolites, inciter les habitants-bénévoles à faire visiter leur ville « autrement »
- mettre en place des activités tout au long de l’année pas uniquement pendant les 3 mois d’été.
- militer pour un tourisme de qualité axé sur les visites culturelles et historiques
- à Paris Gaspard Gantzer propose même d’interdire les cars de touristes, et de limiter à 30 nuitées les locations type Airbnb, car on estime que 20 000 logements ont été perdus en 4 ans en particulier dans le centre de la capitale.
 
 

Ecrit le 11/9/2019