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Que nous réserve la reprise tant attendue dans la restauration ? :

 Les clients sont impatients de voir la réouverture des terrasses des cafés et restaurants, mais les restaurateurs, eux, sont inquiets : ouvrir oui, mais quand et avec quel personnel ?

Le journal « les Echos » dévoile les résultats d’une étude menée par les 4 grandes organisations patronales de l’hôtellerie-restauration : le GNI (Groupement national des indépendants hôtellerie et restauration, le GNC, (Groupement national des chaînes hôtelières), le SNRTC (Syndicat national de la restauration thématique et commerciale)  et L'UMIH (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie), qui ont voulu, avant le reprise,  mesurer « les impacts de la crise sanitaire sur les besoins en emploi et en compétences pour la branche CHR (cafés, hôtels, restaurants)».

Les conclusions de cette étude sont pour le moins inquiétantes : certains salariés, en chômage partiel depuis maintenant six mois, ne répondent pas à l’appel de leurs employeurs. « On estime que 100 000 salariés, pour diverses raisons, manquent dans les effectifs, affirme Hervé Becam, vice-président national de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH). Nous gardons espoir que le maximum d'entre eux ont en tête un retour massif vers nos métiers. »

En effet, malgré le chômage partiel,  mais avec parfois 16% de revenus en moins tous les mois… Certains salariés ont cherché ailleurs un autre travail, avec peut-être moins de contraintes et d’horaires décalés. Ces salariés-là, pourraient avoir trouvé un poste leur convenant mieux , avec des horaires sans coupures, « (...) Le risque est qu'ils se plaisent dans leur nouvelle activité et qu'ils ne reviennent pas vers nous », souligne Franck Trouet, porte-parole du GNI, pour Les Échos.

Du côté des étudiants, qui occupent souvent des emplois dans la restauration, même constat, ils se sont tournés vers d’autres activités pour financer leurs études.

Enfin les apprentis, formés dans les écoles de restauration, et qui n’auront pas pu suivre leur formation cette année , ne seront pas non plus au rendez-vous.

Concernant les saisonniers,  le gouvernement a déclaré mi-avril que les employeurs de « saisonniers récurrents » pourront les placer en chômage partiel, jusqu’au mois de juin, ce qui peut leur permettre de préparer la saison estivale dès à présent.

Le recrutement dans la restauration a toujours été difficile, puisque l’on sait que chaque année entre 60 000 et 80 000 postes restent vacants mais cette année il pourrait  être un vrai casse-tête pour les restaurateurs, compliquant encore un peu plus la réouverture de leurs établissements .
 

Ecrit le 26/04/2021