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Quick News Août 18


Disparition de Joël Robuchon, à l'âge de 73 ans, ce lundi 6 août 

Le cuisinier aux 32 étoiles vient de nous quitter, emporté par un cancer découvert il y a plus d’un an. Il marque à jamais la cuisine française, en faisant de la simplicité, un art culinaire avec toute l’exigence que cela implique.
 
Joël Robuchon est né à Poitiers le 7 avril 1945, dans une famille modeste et très catholique. À douze ans, il entre au Petit Séminaire de Mauléon, dans les Deux-Sèvres. C’est là qu’il prend conscience de son goût pour la gastronomie.
 
En 1960, à 15 ans, il débute un apprentissage de cuisinier-pâtissier auprès du chef Robert Auton, au Relais de Poitiers, à Chasseneuil-du-Poitou, puis devient, à 21 ans, Compagnon du tour de France.
C’est à cette occasion qu’il découvre d’autres techniques et des cuisines régionales.
Il s'y intéresse notamment à la nouvelle cuisine aux côtés de Jean Delaveyne.
 
En 1974, Il devient chef, à 29 ans, à la tête du Concorde Lafayette (Paris XVIIe). Il dirige une brigade de 90 cuisiniers.
 
En 1976 il est nommé meilleur ouvrier de France
 
En 1978, il devient chef cuisinier à l'Hôtel Nikko, où il décrochera ses deux premières étoiles Michelin,
 
En 1984, il se voit attribuer sa 3ème étoile  dans son propre restaurant : Jamin,  dans le 16ème à Paris.
 
Joël Robuchon aime voyager : il ouvre des restaurants à Paris, à Monaco, à Londres, aux États-Unis, à Montréal ou encore en Asie, à Tokyo, Hong Kong, Taipei ou Macao.
 
En 1990, il est sacré meilleur cuisinier du siècle par Gault & Millau
 
En 1996 il abandonne la restauration, à l'âge de 50 ans, et rend ses étoiles.
Il s'installe en Espagne, afin de se ressourcer
 
En 2003 il ouvre son premier « ATELIER » à Tokyo.
Une nouvelle façon de penser une gastronomie plus simple, en s’inspirant de la convivialité des bars à tapas espagnols..
En Avril 2018 : Il créée sa pâtisserie-salon de thé-restaurant bar à saké avec son partenaire japonais Hiroshi Sakurai, producteur des grands sakés Dassai.
 
Le Japon était avec l'Espagne ses grandes passions. Il a été inspiré par le Japon, dans sa cuisine, la présentation et le dressage de ses plats.
 
Au printemps 2017, Se sachant malade il avait décidé de vendre ses établissements à un fonds d'investissement basé en Angleterre et au Luxembourg.
 
Joël Robuchon avait la réputation d'être exigeant avec les autres comme avec lui-même. Il s’était entouré de fidèles lieutenants qui lui étaient dévoués : François Benot, Eric Bouchenoire, Philippe Braun, Tomonori Danzaki, Antoine Hernandez, Juan Moll..

 

Les bonnes tendances du tourisme en 2018

Après une année « record » en 2017, Jean-Baptiste Lemoyne secrétaire d'État aux Affaires étrangères pense « que nous sommes en bonne voie pour rester champions du monde du tourisme cette année", et ce bien que les français aient attendus la fin de la Coupe du monde, pour partir en vacances ! la haute saison touristique n'a démarré que le 21 juillet mais avec des taux d'occupation dépassant les 80% dans les stations touristiques.

La situation est contrastée d’une région à l’autre, Paris restant très privilégiée notamment en ce qui concerne les hôtels et les restaurants prestigieux. La façade atlantique a, quant à elle, pâti de mauvaises conditions météo, et son CA a baissé de 3 à 9 %, En revanche quatre autres régions (Ile-de-France, Provence-Alpes Côte d'Azur, Occitanie et Hauts-de-France) ont vu leur taux d'occupation s'améliorer de 1 à 3 points, de janvier à juin,  sur un an, selon M. Lemoyne.

Selon une enquête réalisée du 25 au 27 juillet par MKG consulting auprès d'offices du tourisme, d'hôteliers et de restaurateurs, le taux d’occupation a progressé de 1,5 point sur les six premiers mois de 2018 vs 2017, pour atteindre 75%.

On note aussi une augmentation de touristes étrangers en France. + 5,6% d’arrivées aériennes en provenance de pays étrangers prévus pour cet été, selon Atout France.

 


Ouverture de l’hôtel Lutetia

Le célèbre Hôtel Lutetia à Paris, a ouvert ses portes en juillet dernier, après 4 ans de travaux.
C’est l’Architecte Michel Wilmotte qui a été chargé par le groupe Israélien Alrov (propriétaire depuis août 2010) de piloter cette rénovation afin que l’hôtel mythique réponde aux exigences des 5 étoiles.
 
"Nous avons recherché toutes les traces du Lutétia d’origine : celles de 1910. Nous avons notamment découvert des fresques incroyables. Et nous nous inspirons de ce passé pour tout refaire", explique Monsieur Wilmotte
 
Seules 184 chambres (sur les 231 initiales) sont conservées, certaines gagnant en surface et en service, 47 sont transformées en suites, dont 7 suites uniques avec chacune son univers et un penthouse.
 
Le salon est devenu un jardin intérieur, tandis que les sous-sols accueillent un spa de 700 m2 et une piscine de 17 mètres de long. 
Les clients peuvent aussi profiter d’un bar de jazz à la décoration à la fois futuriste et traditionnelle ainsi qu’un bar à cigares.
La Brasserie, quant à elle, a retrouvé sa configuration de 1910 sur 2 étages et une terrasse, pouvant accueillir jusqu’à 180 personnes.
Le chef Gérald Passedat, à la tête d’un 3 étoile à Marseille, a été recruté pour repenser sa carte.


 

Ecrit le 6/08/2018